Traduction-Translation

mercredi 2 mars 2011

Les géants arborescents ou "La tendresse"


Les Géants arborescents ou "La tendresse" - huile sur toile -  46x38 juin 2010



Pour remercier Quichottine de son attachement à ce tableau, j'opte de retenir sa suggestion et je lui donne en sous titre  "La tendresse". 

Qui sait, peut-être aura-t-elle envie, comme elle sait si bien le faire, de nous raconter l'histoire que lui évoque la lecture de cette toile.

Faites un heureux jour.
Adamante

3 commentaires:

  1. Si je te dis un secret, tu ne m'en voudras pas ?
    Ces géants-là m'ont toujours émue, profondément.

    Ils sont le miroir d'une autre scène qu'on peut voir en arrière-plan.

    J'aime la chaleur de cet embrassement que l'on ressent davantage encore sur la neige de ton paysage.

    Tout est douceur...
    Je l'aurais appelé "Tendresse".

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  2. Là-bas…

    Noël avait jeté un grand manteau de neige sur toute la contrée et l’église seule s’éveillait dans le village, appelant les croyants du haut de son clocher.

    Les passants se hâtaient. Ombres furtives et blanches, encapuchonnées, tremblantes.

    Une femme survint, tenant son enfant dans les bras. Madone habillée de rouge, accompagnée d’un chien.

    Elle croisait les passants blafards sans qu’aucun ne prît garde à elle, tant ils étaient pressés de se mettre à l’abri.

    Espérait-elle, un sourire, un regard, la douceur d’un mot, une invite à se joindre à eux ?
    Que faisait-elle, là-bas ?

    Dans la forêt, tout près, l’arbrisseau attentif l’avait aperçue.

    - Maman, dit-il à sa mère en se jetant dans ses bras. Pouvons-nous l’accueillir auprès de nous, cette étrangère ?
    - Il n’y a pas d’étrangère, nous sommes tous issus de la même poussière, murmura le grand-père que la question de l’enfant avait soudain sorti de pensées souriantes.
    - Faisons-leur une place, suggéra le père. Le monde serait si beau si tous avaient reçu la tendresse en partage...

    Là-bas…
    Cette-nuit-là, les géants arborescents offrirent un lit de mousse à la Vierge et à l’Enfant, les préservant du froid jusqu’au lever du jour.

    Dans le ciel étoilé de cette fin décembre, la lune, complice, souriait.


    Quichottine,
    (Pour Adamante, 4 mars 2011)

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  3. Bonjour Quichottine,
    La neige, la mère et l'enfant, je savais que ce tableau te plaisait je partage maintenant ce secret. Et pourquoi donc devrais-je t'en vouloir ? Au contraire.
    Amitiés

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